Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en assurance personnalisé. Consultez un courtier certifié pour une analyse adaptée à votre situation.
Votre prime d’assurance habitation vient d’augmenter de 35 %. Aucune explication. Juste un avis de renouvellement avec un montant qui vous coupe le souffle. Vous appelez votre assureur. Vingt minutes d’attente. Une réponse floue. Vous raccrochez frustré. Cette situation, je la vois chaque semaine dans mon cabinet à Montréal. Et franchement, c’est évitable.
Selon l’étude Applied Rating Index du deuxième trimestre 2025, les primes d’assurance habitation au Québec ont grimpé de 10,1 % en moyenne — bien au-dessus de la moyenne nationale de 6,9 %. Pour l’auto, on parle de 13,7 %. Ces chiffres ne sont pas abstraits. Ce sont vos factures.
L’essentiel sur le courtier local en 30 secondes
- Le courtier travaille pour vous, pas pour l’assureur
- Un cabinet établi signifie des relations solides avec plusieurs assureurs
- En réclamation, il négocie à votre place
- Sa rémunération vient de l’assureur, pas de votre poche
Ce qui change vraiment quand votre courtier est à côté
La proximité géographique, ça peut sembler anodin à l’ère du numérique. Soyons clairs : ce n’est pas une question de commodité. C’est une question de connaissance du terrain.
Un courtier qui pratique à Villeray ou Rosemont connaît les risques de refoulement d’égout dans certains secteurs. Il sait que les copropriétés autour du métro Jean-Talon ont des particularités. Il a vu passer des dossiers de verglas, de dégâts d’eau, de toitures endommagées par des branches. Cette expertise locale ne s’improvise pas.

Dans mon accompagnement de clients montréalais, je constate régulièrement que des propriétaires découvrent trop tard que leur contrat exclut le refoulement d’égout ou les tremblements de terre. Cette situation, que j’observe surtout chez ceux qui ont souscrit en ligne sans conseils, peut mener à des refus de réclamation douloureux.
Courtier ou assureur direct : selon votre profil
- Vous avez eu un sinistre refusé ou mal géré :
Courtier fortement recommandé — il connaît les recours et sait négocier.
- Vous magasinez pour la première fois :
Courtier recommandé pour bien cerner vos besoins et éviter les trous de couverture.
- Vous avez le temps de comparer seul et un dossier simple :
Assureur direct possible, mais comparez les exclusions ligne par ligne.
- Vous avez des biens complexes (condo + auto + chalet) :
Courtier recommandé pour optimiser le regroupement de vos contrats d’assurance.
L’erreur la plus fréquente que je rencontre ? Croire que moins cher égale mieux couvert. C’est rarement le cas.
| Critère | Courtier local | Assureur direct | Comparateur en ligne |
|---|---|---|---|
| Accompagnement réclamation | Oui, personnalisé | Centre d’appels | Aucun |
| Accès multi-assureurs | Oui | Non | Partiel |
| Connaissance risques locaux | Forte | Variable | Aucune |
| Disponibilité | Rendez-vous + urgences | Heures bureau | 24/7 automatisé |
| Personnalisation | Analyse complète | Produits standardisés | Formulaire générique |
Un courtier établi depuis des décennies : ce que ça garantit
L’ancienneté d’un cabinet n’est pas un argument marketing vide. C’est une preuve de solidité.
55,9%
Part du marché québécois détenue par les assureurs à courtage en 2024
Selon les données du Portail de l’assurance, les assureurs à courtage représentaient un volume de primes de 3,9 milliards de dollars au Québec en 2024. Ces chiffres montrent une réalité : le courtage reste un canal majeur, pas une niche.
Un cabinet qui existe depuis plusieurs décennies a traversé des cycles économiques, des crises de sinistralité, des changements réglementaires. Il a construit des relations avec les souscripteurs des assureurs. Quand vous avez besoin de faire passer un dossier compliqué — un immeuble ancien, un historique de réclamations, une activité commerciale atypique — ces relations font la différence.
Protection légale : Au Québec, tout courtier en assurance de dommages doit détenir un certificat de l’Autorité des marchés financiers et être inscrit à la Chambre de l’assurance de dommages. Vous pouvez vérifier l’inscription de votre courtier sur le registre de l’AMF.
D’après l’encadrement professionnel de la ChAD, les courtiers certifiés doivent suivre une formation continue et respecter un code de déontologie strict. En cas de faute professionnelle, vous avez accès au Fonds d’indemnisation qui couvre jusqu’à 200 000 $ par réclamation. Pour approfondir vos options avec un cabinet établi depuis 1936, consultez ce site.
Comment votre courtier vous défend face à l’assureur
J’ai accompagné Martin l’année dernière. Son cas m’a marqué parce qu’il illustre exactement ce qui peut mal tourner — et comment un courtier change la donne.
Martin à Rosemont : comment son courtier a divisé sa hausse par deux
Martin, 52 ans, propriétaire d’un duplex près du parc Molson. Au renouvellement, son assureur direct lui annonce une hausse de 40 % sans explication. Soit il accepte, soit il part.
Quand il m’a appelé, il était découragé. Son assureur refusait de négocier. J’ai analysé son dossier, identifié qu’il n’avait eu aucun sinistre en cinq ans, et sollicité trois assureurs de mon réseau. Résultat : une couverture équivalente à seulement +15 % au lieu de 40 %. L’accès à plusieurs assureurs permet de relativiser les hausses et trouver des alternatives.

Comme le précise la Chambre de l’assurance de dommages, le courtier sollicite des soumissions dans son réseau d’assureurs après avoir identifié vos besoins. L’agent, lui, offre le meilleur produit parmi ceux de l’assureur unique qu’il représente. La différence est structurelle.
En réclamation, cette distinction devient cruciale. Le courtier vous accompagne tout au long du processus : documentation, suivi avec l’expert, négociation de l’indemnisation. Vous n’êtes pas seul face à une machine administrative.
-
Déclaration du sinistre au courtier -
Transmission à l’assureur avec documentation complète -
Expert mandaté sur place -
Proposition de règlement -
Versement de l’indemnité
Ces délais sont ceux que j’observe en pratique au Québec. Ils peuvent varier selon la complexité du sinistre et la réactivité de l’assureur, mais l’accompagnement du courtier raccourcit généralement le processus.
Vos questions sur le courtage d’assurance à Montréal
Les mêmes doutes reviennent constamment dans mes consultations. Voici les réponses directes.
Un courtier coûte-t-il plus cher qu’un assureur direct ?
Non. La rémunération du courtier provient d’une commission versée par l’assureur, incluse dans la prime. Vous ne payez pas de frais additionnels. Et souvent, l’accès à plusieurs assureurs permet d’obtenir un meilleur tarif que celui proposé par un assureur unique.
Comment savoir si mon courtier est vraiment indépendant ?
Vérifiez son inscription au registre de l’AMF. Un courtier certifié a l’obligation légale de représenter vos intérêts, pas ceux d’un assureur particulier. Demandez-lui avec combien d’assureurs il travaille régulièrement — trois ou quatre minimum est un bon indicateur.
Que se passe-t-il si mon courtier ferme son cabinet ?
Votre contrat d’assurance reste valide — il est avec l’assureur, pas avec le courtier. Vous pouvez soit être transféré à un autre courtier reprenant le portefeuille, soit gérer directement avec l’assureur, soit choisir un nouveau courtier à votre prochain renouvellement.
Puis-je changer de courtier en cours de contrat ?
Oui. Vous pouvez mandater un nouveau courtier à tout moment pour gérer votre dossier. Le changement sera effectif au prochain renouvellement sans pénalité dans la plupart des cas.
Le courtier m’accompagne-t-il vraiment lors d’une réclamation ?
C’est l’une de ses obligations déontologiques. Il doit vous assister dans vos démarches, faire le lien avec l’assureur et l’expert, et défendre votre position si l’indemnisation proposée vous semble insuffisante.
Si vous êtes également propriétaire d’entreprise, découvrez les protections multirisques pour votre entreprise.
La prochaine étape pour vous : Avant votre prochain renouvellement, appelez un courtier local. Pas pour changer immédiatement, mais pour obtenir une soumission comparative. Vous saurez enfin si vous payez le juste prix — et si votre couverture tient vraiment la route en cas de pépin.
Mon avis, qui n’engage que moi : même si vous êtes satisfait de votre assureur actuel, magasiner au moins une fois avec un courtier établi vous donnera un point de comparaison objectif. C’est gratuit. Et ça peut vous éviter de mauvaises surprises.
Précisions sur le courtage au Québec
- Ce guide ne remplace pas une soumission personnalisée tenant compte de votre profil exact
- Les primes et couvertures varient selon l’assureur, le secteur géographique et votre historique de réclamations
- La réglementation québécoise sur la distribution d’assurance peut évoluer
Pour une analyse adaptée à votre situation, consultez un courtier certifié inscrit à la Chambre de l’assurance de dommages (ChAD).
